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Rester créatif à l'heure de la pandémie

Mis à jour : mai 6

J'essaie de voir le côté positif des choses. Comme à peu près tout le monde, le milieu dans lequel je travaille a été durement touché par la pandémie qui nous frappe. Le confinement, aussi difficile puisse-t-il être, apporte pourtant son lot d'opportunités et surtout, il nous donne quelque chose que trop peu de gens avaient avant que les choses ne s'aggravent : du temps!


Personnellement, je n'ai jamais été aussi productif dans mes projets au cours des trois dernières années puisque j'ai enfin le temps de concrétiser des choses qui étaient restées au stade d'idées dans ma tête. À commencer par la refonte de mon site web et la réouverture d'un blog, chose que je voulais faire depuis un certain temps déjà.


Il y a quelques années, j'ai tenu un blogue qui s'intitulait "Ceci n'est pas un blogue" dans lequel je parlais de mes opinions personnelles, de mes expériences avec mon handicap, etc. Je l'ai fermé par manque d'inspiration, et parce qu'à un certain point, je me sentais obligé de trouver des sujets et des histoires, ce qui m'a complètement enlevé le plaisir que j'avais à écrire. Aujourd'hui, la motivation de reprendre le flambeau est revenue sans toutefois me mettre de pression. J'écrirai lorsque j'aurai quelque chose à dire, je ne chercherai pas des raisons d'écrire pour rien.


En parallèle, je travaille également sur un projet de documentaire participatif en collaboration avec L'inis sur le confinement. Nous avons invité le public à envoyer de courts clips qui témoignent de leur expérience de confinement et je monterai un documentaire à partir de ces images. (Vous pouvez d'ailleurs toujours envoyer votre clip avec votre nom à docuconfinement@gmail.com via la plateforme WeTransfer.) Ce projet est une sorte de suite logique au documentaire participatif Un 30 mai ici-bas que j'avais monté en 2014 avec la collaboration du journaliste Fabien Deglise du journal Le Devoir.


Depuis que j'ai commencé à faire de la photographie mobile avec mon cellulaire l'an dernier, j'ai accumulé plus de 3000 photos dans mon téléphone que je dois classer, retoucher, etc. C'est un passe-temps dont je ne me lasse pas, mais encore faut-il bien prendre le temps de le faire. Je me remettrai d'ailleurs sous peu à la photo avec un appareil plus conventionnel que j'ai reçu en cadeau, et avec lequel je pourrai aussi tourner.


Enfin, cette période de pause me donne également le temps d'écrire le scénario de mon prochain film, qui est d'ailleurs en train de prendre des proportions qui me font un peu peur. Alors que je visais un court-métrage d'environ 20 minutes, j'en suis déjà à plus de 21 pages d'écrites en deux jours et je suis loin d'être allé au bout de ce que j'ai envie de raconter.


Le projets ne restent que des projets jusqu'au moment de mettre la main à la pâte et le pire des obstacles, le temps, est en train de devenir le meilleur ami des créateurs. Si les rentrées d'argent se font rares et que la distanciation sociale physique est en train de surpasser la distanciation sociale créée par les réseaux sociaux, nous sortirons certainement cicatrisés, pour ne pas dire traumatisés, de cette période difficile. Mais s'il y a une chose dont l'histoire peut témoigner, c'est que la souffrance a souvent été à l'origine de très grandes oeuvres artistiques. Il y aura une éclosion créative planétaire, j'en suis certain.


Restons positifs et profitons du temps que nous avons, car tout est temporaire et un jour, ce temps que nous avons maintenant disparaîtra sans avertissement...

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©2020 par Michel Cordey.

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